· Enseignement en milieu rural, éducation informelle
au centre de la coopération maroco-française
· Le gouvernement français s'engage à mettre en oeuvre des mesures éducatives
Les Français veulent apporter leur empreinte à la réforme de l'éducation au Maroc. C'est d'ailleurs l'objet principal de la visite de la délégation française du ministère de l'Enseignement scolaire qui a séjourné au Maroc du 19 au 21 février.
L'agenda du ministre français délégué de l'enseignement scolaire était chargée. Xavier Darcos a ouvert plusieurs volets de discussion et de coopération dans le domaine de l'éducation avec ses homologues marocains.
L'enseignement en milieu rural, le partenariat, l'éducation informelle, la mise à niveau des programmes enseignés, la création de centres de documentation pédagogique sont les principaux dossiers examinés.
L'un des projets importants que le gouvernement français compte mettre en oeuvre en France est l'enseignement de la langue arabe et la culture marocaine. Selon Xavier Darcos, l'objectif est de renforcer la mise en place des programmes d'enseignement de la langue arabe, d'histoire-géographie et de l'histoire des faits religieux dans les établissements scolaires français. Ce sont 34.443 élèves MRE qui seront concernés et encadrés par 280 enseignants marocains et trois inspecteurs à partir de l'année en cours.
Les établissements français au Maroc sont également visés par ces programmes. Et ce sont des enseignants du ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse (MENJ) qui se chargeront de cette formation, ajoute le ministre français.
Sur ce plan, un projet est en cours d'examen par les comités techniques maroco-français. Il permettra le développement d'activités socioéducatives au sein d'instituts de formation marocains et cela en coopération avec certaines associations et des établissements français.
Les élèves issus de familles pauvres seront aussi concernés par l'action de coopération. Ainsi, un projet, opérationnel dès cette année, prévoit l'intégration d'enfants nécessiteux dans 36 délégations à travers les différentes villes du Royaume. Sur ce plan, l'Institut universitaire de Caen apportera son appui au projet par la mise en place d'un programme d'encadrement pour les enseignants marocains. Objectif: apporter un supplément de formation professionnelle, notamment par des nouvelles pratiques pédagogiques en faveur des enfants non scolarisés.
La valorisation du système pédagogique est fortement présente dans les projets de coopération. A ce niveau, 105 classes préparatoires seront opérationnelles au cours de cette année pour accueillir 3.100 élèves. Le but est de permettre à ces derniers de préparer les concours des écoles d'ingénieurs nationales et françaises dans les meilleures conditions.
La lutte contre l'analphabétisme figure au coeur des débats des comités techniques. Un guide de procédures pour des programmes d'alphabétisation a été conçu à cet effet pour encadrer le travail des coordinateurs marocains et français dans ce domaine.
La scolarisation en milieu rural ne sera pas en reste. A cet effet, un projet compte mettre en place des centres d'éducation scolaire non formels pour permettre l'intégration rapide de ces enfants. Des accords de coopération entre le MENJ et des centres d'éducation français seront conclus pour favoriser l'insertion des bénéficiaires de l'éducation non formelle dans le système formel.
Nabil BOUBRAHIMI
www.leconomiste.com/
· Le gouvernement français s'engage à mettre en oeuvre des mesures éducatives
Les Français veulent apporter leur empreinte à la réforme de l'éducation au Maroc. C'est d'ailleurs l'objet principal de la visite de la délégation française du ministère de l'Enseignement scolaire qui a séjourné au Maroc du 19 au 21 février.
L'agenda du ministre français délégué de l'enseignement scolaire était chargée. Xavier Darcos a ouvert plusieurs volets de discussion et de coopération dans le domaine de l'éducation avec ses homologues marocains.
L'enseignement en milieu rural, le partenariat, l'éducation informelle, la mise à niveau des programmes enseignés, la création de centres de documentation pédagogique sont les principaux dossiers examinés.
L'un des projets importants que le gouvernement français compte mettre en oeuvre en France est l'enseignement de la langue arabe et la culture marocaine. Selon Xavier Darcos, l'objectif est de renforcer la mise en place des programmes d'enseignement de la langue arabe, d'histoire-géographie et de l'histoire des faits religieux dans les établissements scolaires français. Ce sont 34.443 élèves MRE qui seront concernés et encadrés par 280 enseignants marocains et trois inspecteurs à partir de l'année en cours.
Les établissements français au Maroc sont également visés par ces programmes. Et ce sont des enseignants du ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse (MENJ) qui se chargeront de cette formation, ajoute le ministre français.
Sur ce plan, un projet est en cours d'examen par les comités techniques maroco-français. Il permettra le développement d'activités socioéducatives au sein d'instituts de formation marocains et cela en coopération avec certaines associations et des établissements français.
Les élèves issus de familles pauvres seront aussi concernés par l'action de coopération. Ainsi, un projet, opérationnel dès cette année, prévoit l'intégration d'enfants nécessiteux dans 36 délégations à travers les différentes villes du Royaume. Sur ce plan, l'Institut universitaire de Caen apportera son appui au projet par la mise en place d'un programme d'encadrement pour les enseignants marocains. Objectif: apporter un supplément de formation professionnelle, notamment par des nouvelles pratiques pédagogiques en faveur des enfants non scolarisés.
La valorisation du système pédagogique est fortement présente dans les projets de coopération. A ce niveau, 105 classes préparatoires seront opérationnelles au cours de cette année pour accueillir 3.100 élèves. Le but est de permettre à ces derniers de préparer les concours des écoles d'ingénieurs nationales et françaises dans les meilleures conditions.
La lutte contre l'analphabétisme figure au coeur des débats des comités techniques. Un guide de procédures pour des programmes d'alphabétisation a été conçu à cet effet pour encadrer le travail des coordinateurs marocains et français dans ce domaine.
La scolarisation en milieu rural ne sera pas en reste. A cet effet, un projet compte mettre en place des centres d'éducation scolaire non formels pour permettre l'intégration rapide de ces enfants. Des accords de coopération entre le MENJ et des centres d'éducation français seront conclus pour favoriser l'insertion des bénéficiaires de l'éducation non formelle dans le système formel.
Nabil BOUBRAHIMI
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