Trois questions fondamentales, d'actualité brûlante, auxquelles ont été apportées des réponses précises lors de la table ronde organisée, le 13 Novembre 2003, par le Centre Tarik Ibn Ziad à Rabat.
Animée par des hauts cadres d'administration et des professeurs-chercheurs dans le domaine de la culture et de la langue amazigh , Messieurs Jamal Khellaf du ministère de l'Education Nationale, Abderrahmane Billouch, enseignant à la faculté des Lettres et auteur de l'ouvrage "Aoual N'ouar Aoual" et Youssef Aït Lemkadem, professeur et chercheur à l'Institut Royal de la Culture Amazigh, cette table ronde a permis de fixer les idées sur le timing programmé de l'enseignement de la langue berbère , sur les outils didactiques préparés , sur les méthodes pédagogiques arrêtées, sur les effectifs en enseignants formés et sur les équipes d'inspecteurs et d'encadrement prévues.
Langue amazigh enseignée dans 326 écoles
Au départ, Mr.Khellaf a précisé que les cours de langue amazigh seront dispensés, dès cette année, dans 326 écoles à travers le Royaume .
Les équipes pédagogiques porteront sur 800 enseignants environ et 110 inspecteurs.
Elles veilleront sur les meilleures conditions d'enseignement et sur le bon déroulement des cours, fixés à 3 heures par semaine en 5 séances, soit 36 minutes par séance.
La réussite du programme d'enseignement de la langue amazigh passe ,nécessairement, par la conjugaison des efforts entre le Département ministériel concerné, l'Institut Royal de la Culture Amazigh (IRCAM) et les associations de développement et de promotion de la culture et de la langue amazighes.
A défaut d'une académie, une commission nationale
Outre la nécessité du renforcement des équipes pédagogiques et d'inspection, l'urgence de mise en uvre d'instruments et de techniques didactiques appropriés et l'obligation d'élaboration d'un programme ambitieux pour élargir davantage l'apprentissage de la langue amazigh, il serait souhaitable de créer une sorte d'académie de la langue berbère.
Il est évident, en effet, que les langues ne peuvent se développer que par un enrichissement continu.
Cette revalorisation constante a permis à certaines d'entre elles d'être utilisées même à l'échelle internationale.
Les académies créées dans beaucoup de pays, ou, à défaut de celles-ci, d'instituts de recherche et de développement linguistique, ont permis, non seulement de consolider la langue dans ses racines originelles, mais, surtout, d'en élargir les horizons et d'en diversifier l'usage, en fonction des situations.
Par conséquent, tout en soulignant le rôle capital que doit jouer l'IRCAM dans l'appui à la mise en oeuvre de l'enseignement de la langue amazigh, à l'amélioration et à l'enrichissement continus de cette langue, il est nécessaire d'impliquer toutes les parties concernées.
Parmi ces parties on peut citer les départements ministériels de l'Education et de la Culture, les collectivités locales, les associations, les enseignants et inspecteurs, les experts en linguistique, les spécialistes en cultures, arts et civilisations...etc.
Dès lors, et comme l'a si bien souligné Mr.Khellaf , la création d'une commission nationale chargée de l'enseignement de la langue amazigh et des questions liées à la formation par la langue amazighe, s'avère une nécessité.
Langue amazigh et lutte contre l'analphabétisme
Il est en effet à rappeler que par l'usage de la langue amazighe dans l'apprentissage, l'élargissement de l'alphabétisation, au profit des différentes catégories de la population, pourrait être réalisé dans des délais très réduits, largement inférieurs à ceux retenus par les pouvoirs publics dans le cadre du programme de lutte contre l'analphabétisme.
L'utilisation de la langue amazigh pour l'alphabétisation massive des populations a, déjà, été testée par des associations amazigh, les résultats ayant été plus qu'encourageants.
Tel que l'a évoqué Mr.Billouch dans son intervention
Alla El Ayachi
albayane.ma
Animée par des hauts cadres d'administration et des professeurs-chercheurs dans le domaine de la culture et de la langue amazigh , Messieurs Jamal Khellaf du ministère de l'Education Nationale, Abderrahmane Billouch, enseignant à la faculté des Lettres et auteur de l'ouvrage "Aoual N'ouar Aoual" et Youssef Aït Lemkadem, professeur et chercheur à l'Institut Royal de la Culture Amazigh, cette table ronde a permis de fixer les idées sur le timing programmé de l'enseignement de la langue berbère , sur les outils didactiques préparés , sur les méthodes pédagogiques arrêtées, sur les effectifs en enseignants formés et sur les équipes d'inspecteurs et d'encadrement prévues.
Langue amazigh enseignée dans 326 écoles
Au départ, Mr.Khellaf a précisé que les cours de langue amazigh seront dispensés, dès cette année, dans 326 écoles à travers le Royaume .
Les équipes pédagogiques porteront sur 800 enseignants environ et 110 inspecteurs.
Elles veilleront sur les meilleures conditions d'enseignement et sur le bon déroulement des cours, fixés à 3 heures par semaine en 5 séances, soit 36 minutes par séance.
La réussite du programme d'enseignement de la langue amazigh passe ,nécessairement, par la conjugaison des efforts entre le Département ministériel concerné, l'Institut Royal de la Culture Amazigh (IRCAM) et les associations de développement et de promotion de la culture et de la langue amazighes.
A défaut d'une académie, une commission nationale
Outre la nécessité du renforcement des équipes pédagogiques et d'inspection, l'urgence de mise en uvre d'instruments et de techniques didactiques appropriés et l'obligation d'élaboration d'un programme ambitieux pour élargir davantage l'apprentissage de la langue amazigh, il serait souhaitable de créer une sorte d'académie de la langue berbère.
Il est évident, en effet, que les langues ne peuvent se développer que par un enrichissement continu.
Cette revalorisation constante a permis à certaines d'entre elles d'être utilisées même à l'échelle internationale.
Les académies créées dans beaucoup de pays, ou, à défaut de celles-ci, d'instituts de recherche et de développement linguistique, ont permis, non seulement de consolider la langue dans ses racines originelles, mais, surtout, d'en élargir les horizons et d'en diversifier l'usage, en fonction des situations.
Par conséquent, tout en soulignant le rôle capital que doit jouer l'IRCAM dans l'appui à la mise en oeuvre de l'enseignement de la langue amazigh, à l'amélioration et à l'enrichissement continus de cette langue, il est nécessaire d'impliquer toutes les parties concernées.
Parmi ces parties on peut citer les départements ministériels de l'Education et de la Culture, les collectivités locales, les associations, les enseignants et inspecteurs, les experts en linguistique, les spécialistes en cultures, arts et civilisations...etc.
Dès lors, et comme l'a si bien souligné Mr.Khellaf , la création d'une commission nationale chargée de l'enseignement de la langue amazigh et des questions liées à la formation par la langue amazighe, s'avère une nécessité.
Langue amazigh et lutte contre l'analphabétisme
Il est en effet à rappeler que par l'usage de la langue amazighe dans l'apprentissage, l'élargissement de l'alphabétisation, au profit des différentes catégories de la population, pourrait être réalisé dans des délais très réduits, largement inférieurs à ceux retenus par les pouvoirs publics dans le cadre du programme de lutte contre l'analphabétisme.
L'utilisation de la langue amazigh pour l'alphabétisation massive des populations a, déjà, été testée par des associations amazigh, les résultats ayant été plus qu'encourageants.
Tel que l'a évoqué Mr.Billouch dans son intervention
Alla El Ayachi
albayane.ma
