Bonsoir,
Étymologie du mot AWRAS
Plusieurs auteurs ont tenté, dès le début du siècle dernier, de trouver l'étymologie du mot "aures". Certains comme De LARTIGUE (1) le reproche au mot sémitique "arz, arzoun " (cedre, en arabe et en hébreu).Mais sachant que les Auresiens, dune part, ignorent complètement la signification du mot "arz arzun", Car pour eux le "cèdre" se nomme "Idgel". Dune autre part, cet auteur navait pas tenu compte de lantériorité du vocable "Aures /aurasius" à larrivée des Arabes.
Heureusement, des chercheurs de la même époque, comme H. DUVEYRIER (2), avait demblée rejeté cette hypothèse en affirmant que le nom "awras" trouvera obligatoirement son explication dans une racine amazigh et non dans une racine étrangère. c'est une spéculation, c'est une hypothèse inadmissible.
Il était convaincu quon trouvera son étymologie dès que des lexiques amazighs de plusieurs régions seront publiés.
Dautre, avant De Lartigue, à défaut den connaître la racine amazigh, ont essayé de le décomposer en : awr+s = manifestation ou sanctuaire de ESS, le dieu solaire; manifestation ou sanctuaire (de tout autre) dieu.(3)
Évidemment avec lavancement des connaissances en langue tamazight, des chercheurs ont pu nous donner des explications et des interprétations plus acceptables et plus crédibles.
Citons quelques-unes :
1- Celle de lEncyclopédie Berbère (4)
« ..il existe effectivement, dans plusieurs dialectes (Maroc central...) un nom qualifiant référant à la couleur : awras, qui désigne le "cheval bai, alezan". Des formes adjectivales réduites, apparentées, aras/arras sont également attestées au Maroc et en Kabylie avec le sens de "brun, sombre". Il est donc possible que la désignation Awras ait primitivement référé à la couleur dominante de la montagne ("fauve", "roussâtre", "jaune rougeâtre"...) »
2- Celle de Mostepha HADDAD (5):
« a) Lorigine du mot Aurès : En langue berbère le mot Aurès à pour racine ladjectif "Aras" qui signifie original : exemple "Amnay aras" (cavalier original) .. »
On constate bien que, selon cette deuxième explication, le mot "aras" ne désigne pas la couleur mais bien loriginalité.
3- Enfin celle de M. Ounissi (6) : ce nest pas une interprétation du mot "Aures" comme tel, mais de celle du vocable "aras"
« Aras = cheval pur-sang, ﺃﺻﻳﻞ ﺤﺼﺎﻦ »
Cette dernière définition chevauche -un peu- les deux précédentes (cheval original).
En plus, le même auteur ajoute (7): « Awras ( Aurasius) = seul nom de montagne en Afrique du Nord qui vient de lantiquité. »
À mon avis, celle dernière phrase donne plus du poids au sens de "original" que celui du "cheval"
Que doit-on conclure par ces définitions, qui dailleurs, peuvent, à lorigine, signifier la même chose?
Autrement dit : Comment peut-on expliquer le mot "awras" : par sa couleur? Son originalité? Ou par ses chevaux, sa cavalerie et son art équestre ?
Nous le saurons....un jour!
Réf.
1-        De Lartigue : monographie de laures, p. 1
2-        Idem note
3-        Rinn : Rev. Afric., No. 178, p. 292
4-        Encyclopédie Berbère, p. 1167
5-        Mostepha HADDAD : Revue dhistoire Maghrébine, N. 79-80, 1995, P.372
6-        M. Ounissi: Amawal S tcawit, tafransist, taârabt, p.48
7-        Id., p.159
Étymologie du mot AWRAS
Plusieurs auteurs ont tenté, dès le début du siècle dernier, de trouver l'étymologie du mot "aures". Certains comme De LARTIGUE (1) le reproche au mot sémitique "arz, arzoun " (cedre, en arabe et en hébreu).Mais sachant que les Auresiens, dune part, ignorent complètement la signification du mot "arz arzun", Car pour eux le "cèdre" se nomme "Idgel". Dune autre part, cet auteur navait pas tenu compte de lantériorité du vocable "Aures /aurasius" à larrivée des Arabes.
Heureusement, des chercheurs de la même époque, comme H. DUVEYRIER (2), avait demblée rejeté cette hypothèse en affirmant que le nom "awras" trouvera obligatoirement son explication dans une racine amazigh et non dans une racine étrangère. c'est une spéculation, c'est une hypothèse inadmissible.
Il était convaincu quon trouvera son étymologie dès que des lexiques amazighs de plusieurs régions seront publiés.
Dautre, avant De Lartigue, à défaut den connaître la racine amazigh, ont essayé de le décomposer en : awr+s = manifestation ou sanctuaire de ESS, le dieu solaire; manifestation ou sanctuaire (de tout autre) dieu.(3)
Évidemment avec lavancement des connaissances en langue tamazight, des chercheurs ont pu nous donner des explications et des interprétations plus acceptables et plus crédibles.
Citons quelques-unes :
1- Celle de lEncyclopédie Berbère (4)
« ..il existe effectivement, dans plusieurs dialectes (Maroc central...) un nom qualifiant référant à la couleur : awras, qui désigne le "cheval bai, alezan". Des formes adjectivales réduites, apparentées, aras/arras sont également attestées au Maroc et en Kabylie avec le sens de "brun, sombre". Il est donc possible que la désignation Awras ait primitivement référé à la couleur dominante de la montagne ("fauve", "roussâtre", "jaune rougeâtre"...) »
2- Celle de Mostepha HADDAD (5):
« a) Lorigine du mot Aurès : En langue berbère le mot Aurès à pour racine ladjectif "Aras" qui signifie original : exemple "Amnay aras" (cavalier original) .. »
On constate bien que, selon cette deuxième explication, le mot "aras" ne désigne pas la couleur mais bien loriginalité.
3- Enfin celle de M. Ounissi (6) : ce nest pas une interprétation du mot "Aures" comme tel, mais de celle du vocable "aras"
« Aras = cheval pur-sang, ﺃﺻﻳﻞ ﺤﺼﺎﻦ »
Cette dernière définition chevauche -un peu- les deux précédentes (cheval original).
En plus, le même auteur ajoute (7): « Awras ( Aurasius) = seul nom de montagne en Afrique du Nord qui vient de lantiquité. »
À mon avis, celle dernière phrase donne plus du poids au sens de "original" que celui du "cheval"
Que doit-on conclure par ces définitions, qui dailleurs, peuvent, à lorigine, signifier la même chose?
Autrement dit : Comment peut-on expliquer le mot "awras" : par sa couleur? Son originalité? Ou par ses chevaux, sa cavalerie et son art équestre ?
Nous le saurons....un jour!
Réf.
1-        De Lartigue : monographie de laures, p. 1
2-        Idem note
3-        Rinn : Rev. Afric., No. 178, p. 292
4-        Encyclopédie Berbère, p. 1167
5-        Mostepha HADDAD : Revue dhistoire Maghrébine, N. 79-80, 1995, P.372
6-        M. Ounissi: Amawal S tcawit, tafransist, taârabt, p.48
7-        Id., p.159
