La mauvaise foi et le fou dAllah
Lêtre humain est doué dune intelligence qui lui permet, entre autres, de discerner nettement le réel de limaginaire, le mensonge de la vérité, le concret du spéculé. Pourtant, il est coutumier chez plusieurs, probablement à cause de la subjectivité de conviction ou de la malhonnêteté intellectuelle, de croire assez facilement en ce qui les arrange, à ce qui fait leurs affaires et à ce quils souhaitent, tout en dédaignant la réalité, la logique et lévidence.
Ce dérapage cérébral est encore plus grave quand il est dominé, renforcé et forgé de la mauvaise foi.
Cest précisément ce quon apprend lors de la lecture de cette histoire véridique qui sest déroulée dans la région de Meskiana, en Aures,
- La mauvaise foi dans le sens de « la foi ignorante » de lacteur principal
- Son frère et la foule qui désirent croire à ce quils souhaitent (miracle, sainteté, etc.)
Ignorer la réalité : les lois balistiques
Sans tarder voici lhistoire de Si Ali ben El-Akhder, elle tirée du livre « coutumes algériennes et tunisiennes » :
« En 1866, un merabet, Si Ali ben el Akhdar, de la tribu des Oulad Ali ben Yahia, près la Meskiana, se faisait passer pour inspiré, et il le croyait fermement lui-même comme on va le voir.
Un beau jour de mai, lors d'une noce, il annonça que Dieu, qui le couvrait de sa protection, l'avait rendu invulnérable et, comme preuve, il offrit de se faire tirer un coup de fusil chargé à balle, dans le corps, sans en être incommodé.
Tous les assistants firent immédiatement cercle autour de lui et le merabet se mit en devoir de charger son fusil.
Cette opération terminé, Si Ali ben el Akhdar, dont I'exaltation religieuse était à son comble, demanda à son frère utérin, Hamana ben Salah de lui décharger son fusil dans la poitrine.
Ce dernier, convaincu que son frère était un Saint et que Dieu ne permettrait pas sa mort, n'hésita pas à placer le canon du fusil sur la poitrine de Si Ali ben el Akhdar et à lâcher la détente. Le coup partit et le merabet tomba foudroyé.
Ce fait fut porté à la connaissance de l'autorité française qui ouvrit une enquête. »
Il est vrai que la mauvaise foi atteint souvent la folie.
Lêtre humain est doué dune intelligence qui lui permet, entre autres, de discerner nettement le réel de limaginaire, le mensonge de la vérité, le concret du spéculé. Pourtant, il est coutumier chez plusieurs, probablement à cause de la subjectivité de conviction ou de la malhonnêteté intellectuelle, de croire assez facilement en ce qui les arrange, à ce qui fait leurs affaires et à ce quils souhaitent, tout en dédaignant la réalité, la logique et lévidence.
Ce dérapage cérébral est encore plus grave quand il est dominé, renforcé et forgé de la mauvaise foi.
Cest précisément ce quon apprend lors de la lecture de cette histoire véridique qui sest déroulée dans la région de Meskiana, en Aures,
- La mauvaise foi dans le sens de « la foi ignorante » de lacteur principal
- Son frère et la foule qui désirent croire à ce quils souhaitent (miracle, sainteté, etc.)
Ignorer la réalité : les lois balistiques
Sans tarder voici lhistoire de Si Ali ben El-Akhder, elle tirée du livre « coutumes algériennes et tunisiennes » :
« En 1866, un merabet, Si Ali ben el Akhdar, de la tribu des Oulad Ali ben Yahia, près la Meskiana, se faisait passer pour inspiré, et il le croyait fermement lui-même comme on va le voir.
Un beau jour de mai, lors d'une noce, il annonça que Dieu, qui le couvrait de sa protection, l'avait rendu invulnérable et, comme preuve, il offrit de se faire tirer un coup de fusil chargé à balle, dans le corps, sans en être incommodé.
Tous les assistants firent immédiatement cercle autour de lui et le merabet se mit en devoir de charger son fusil.
Cette opération terminé, Si Ali ben el Akhdar, dont I'exaltation religieuse était à son comble, demanda à son frère utérin, Hamana ben Salah de lui décharger son fusil dans la poitrine.
Ce dernier, convaincu que son frère était un Saint et que Dieu ne permettrait pas sa mort, n'hésita pas à placer le canon du fusil sur la poitrine de Si Ali ben el Akhdar et à lâcher la détente. Le coup partit et le merabet tomba foudroyé.
Ce fait fut porté à la connaissance de l'autorité française qui ouvrit une enquête. »
Il est vrai que la mauvaise foi atteint souvent la folie.
