LOUAD ABDI (Ighzer n Abdi)
Par : E. MASQUERAY
In : Bulletin de Correspondance africaine, 1883
La trace la plus remarquable qui soit resté de lantiquité classique dans la région aurasique que nous nommons aujourdhui Ouad Abdi est certainement la tradition indigène qui veut que près de la moitié de la population qui loccupe soit dorigine romaine. ( à commenter prochainement, ndlr)
Il est nécessaire, pour le bien entendre, de distinguer les éléments juxtaposés dans cette vallée, savoir :
- les Aoulâd Azzouz ,
- les Aoudça,
- les Aoulâd Moumen,
- les Aoulâd Abdi proprement dit,
- Menâa et
- Nara.
Les Aoulâd Azzouz :
Les Aoulâd Azzouz comptent soixante tentes environ entre lOuâd Abdi supérieur, lOuâd des Touaba et lOuâd Reboua
Ils possèdent trois villages : Sammer n Quelât, Sammer n oughil n zoûrit, Taχabt ou ar
Ils se décomposent en deux groupes, Aoulâd Ameur ben Rahmoun, Aoulâd Aqça ben Ali, qui se subdivisent, le premier en Aoulâd Achour et Aoulâd Saidi, le second en Aoulâd Abdallah et Aoulâd Mouça.
Ils étaient, avant notre conquête, soumis politiquement aux Aoulâd 'Abdi.
Les Aouadça :
Les Aouadça, dont les fractions principales se nomment Aoulâd Ameur ben Ali, Aoulâd Si Ameur bou Amâma, Aoulâd Mohammed ben Abd Allah, Aoulâd Bellil, habitaient, il y a peut-être deux siècles, une portion de terrain peu étendu sur la rive droite de lOuâd Abdi supérieur.
Passant sur la rive gauche, ils s'étaient heurtés à leurs voisins, les Aoulâd Moumen, et, pour se maintenir, avaient invoqué le concours des trois principales tribus des Aoulâd 'Abdi. Il en était résulté la fondation d'un village connu sous le nom de Haïdousa, Haïdous, Eidus, suivant le caprice des cartographes, mais que les Chaouïa nomment proprement Mazer.
Un peu plus haut dans la montagne, les Aouadça avaient encore bâti Bedrouna .
Les Aoulâd 'Abdi s'étaient confondus avec eux dans ces deux villages, puis les avaient absorbés, ou du moins, leur avaient imposé leurs coutumes et leur forme de gouvernement.
Les Aoulâd Moumen :
Les Aoulâd Moumen habitaient le cours supérieur et moyen de l'Ouâd 'Abdi avant les, Aouadça.- Ils se partagent en quatre tribus : Aoulâd Engala, Aoulâd Rabah, Aoulâd Bellil, Aoulâd 'Abdi ben Sebah.
Ils se sont mêlés aux Aoulâd Abdi dans les village de Baali, Télèts, Bou ghara, Fedj el Qâdi, Halaoua Outânia, Halaoua Fauqânia, Teniet el Abed.
A Baali surtout, cette fusion sest opérée très régulièrement, de sorte que des sections des quatre tribus des Aoulâd Moumen y sont jointes deux à deux à des sections des quatre tribus des Aoulâd Abdi; mais là encore, comme chez les Aouadça, bien quavec plus de tempérament, les Aoulâd Abdi sétaient acquis la suprématie.
Les Kebâr des Aoulâd Abdi formaient autrefois une juridiction supérieure à celle des Aoulâd Moumen.
(à suivre)
Source : op. cit., , pp. 327-329
---------
Note: amezruy n: Ayt/ah Dawed, Ayt/ah Sellam, Henencha, Telaghma ilen h-ad-d dfêren deg ussan h-ad d-yasen.
Par : E. MASQUERAY
In : Bulletin de Correspondance africaine, 1883
La trace la plus remarquable qui soit resté de lantiquité classique dans la région aurasique que nous nommons aujourdhui Ouad Abdi est certainement la tradition indigène qui veut que près de la moitié de la population qui loccupe soit dorigine romaine. ( à commenter prochainement, ndlr)
Il est nécessaire, pour le bien entendre, de distinguer les éléments juxtaposés dans cette vallée, savoir :
- les Aoulâd Azzouz ,
- les Aoudça,
- les Aoulâd Moumen,
- les Aoulâd Abdi proprement dit,
- Menâa et
- Nara.
Les Aoulâd Azzouz :
Les Aoulâd Azzouz comptent soixante tentes environ entre lOuâd Abdi supérieur, lOuâd des Touaba et lOuâd Reboua
Ils possèdent trois villages : Sammer n Quelât, Sammer n oughil n zoûrit, Taχabt ou ar
Ils se décomposent en deux groupes, Aoulâd Ameur ben Rahmoun, Aoulâd Aqça ben Ali, qui se subdivisent, le premier en Aoulâd Achour et Aoulâd Saidi, le second en Aoulâd Abdallah et Aoulâd Mouça.
Ils étaient, avant notre conquête, soumis politiquement aux Aoulâd 'Abdi.
Les Aouadça :
Les Aouadça, dont les fractions principales se nomment Aoulâd Ameur ben Ali, Aoulâd Si Ameur bou Amâma, Aoulâd Mohammed ben Abd Allah, Aoulâd Bellil, habitaient, il y a peut-être deux siècles, une portion de terrain peu étendu sur la rive droite de lOuâd Abdi supérieur.
Passant sur la rive gauche, ils s'étaient heurtés à leurs voisins, les Aoulâd Moumen, et, pour se maintenir, avaient invoqué le concours des trois principales tribus des Aoulâd 'Abdi. Il en était résulté la fondation d'un village connu sous le nom de Haïdousa, Haïdous, Eidus, suivant le caprice des cartographes, mais que les Chaouïa nomment proprement Mazer.
Un peu plus haut dans la montagne, les Aouadça avaient encore bâti Bedrouna .
Les Aoulâd 'Abdi s'étaient confondus avec eux dans ces deux villages, puis les avaient absorbés, ou du moins, leur avaient imposé leurs coutumes et leur forme de gouvernement.
Les Aoulâd Moumen :
Les Aoulâd Moumen habitaient le cours supérieur et moyen de l'Ouâd 'Abdi avant les, Aouadça.- Ils se partagent en quatre tribus : Aoulâd Engala, Aoulâd Rabah, Aoulâd Bellil, Aoulâd 'Abdi ben Sebah.
Ils se sont mêlés aux Aoulâd Abdi dans les village de Baali, Télèts, Bou ghara, Fedj el Qâdi, Halaoua Outânia, Halaoua Fauqânia, Teniet el Abed.
A Baali surtout, cette fusion sest opérée très régulièrement, de sorte que des sections des quatre tribus des Aoulâd Moumen y sont jointes deux à deux à des sections des quatre tribus des Aoulâd Abdi; mais là encore, comme chez les Aouadça, bien quavec plus de tempérament, les Aoulâd Abdi sétaient acquis la suprématie.
Les Kebâr des Aoulâd Abdi formaient autrefois une juridiction supérieure à celle des Aoulâd Moumen.
(à suivre)
Source : op. cit., , pp. 327-329
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Note: amezruy n: Ayt/ah Dawed, Ayt/ah Sellam, Henencha, Telaghma ilen h-ad-d dfêren deg ussan h-ad d-yasen.
