Azul,

C'est bizzare le dernier message de Ibn Roshd a été effacé !
Webmaster, comment ça se fait ?


A part ça, merci à tous pour vos contributions, on en apprend des choses !

GR IKKALN : frontière; c'est bien trouvé puisque littéralement ca veut dire ENTRE LES TERRES !
Il y aussi AWUTTU, non ?!


ANGI : crue; là je suis très content de l'apprendre, c'est la racine du mot TADDANGIWIN : les vagues ! A votre avis, comment ce mot a été formé ?
Singulier : TADDANGA, ... ?

ILS : fleuve, j'ai encore lu hier que l'on nommait les fleuves ou grandes étendues d'eau par IL dans toute l'Afrique du Nord !
Le texte expliquait que le mot "fleuve NIGER" venait du berbère comme suit :

Dans beaucoup de parlers, on retrouve le mot GER, GHER, GHIR,GIR,GHIR,DJIR,RIGH pour parler d'une "EAU QUI COULE" comme par exemple l'OUED RIGH qui veut dire en fait deux fois la même chose (comme Aïn Aghbalu)..
On retrouve déjà ce mot dans l'Antiquité lorsque Suetonius Paulinius parle du fleuve GER en Afrique du Nord. Ptolémée et Pline parlaient de deux fleuves GER/GHER et NIGER/NIGHER/NIGRIS.
Ces fleuves arrivent dans deux bassins : NILIS (!) et NIGRIS.

Comme en berbère, les mots commencent la plupart du temps par I ou A, on soupçonne le nom originel : IGER.
Le N de NIGER serait le N berbère pour "de, du".

Une autre explication serait aussi la suivante :
En berbère, on emploie IN pour dire L'ENDROIT DE.
IN-GHIR,IN-GER signifierait L'ENDROIT DE L'EAU.
L'existence du mot NIGER en latin aurait pu contribuer à une faute de copie de la part de copistes étrangers à l'endroit et la langue.
(Au passage, TINGHIR ne signifierait-il pas CELLE DE L'EAU, L'ENDROIT DE L'EAU ?!!).

Ainsi, aussi bien les Grecs que les Romains ont donné à tout endroit où il y avait de grandes masses d'eau :
En latin, FLUMEN-N-IGER, FLUMEN GER, FLUMEN NIGER (flumen = fleuve), donc littéralement : FLEUVE FLEUVE !
On retrouve le même phénomène de répétition d'une langue à l'autre en arabe ou en français :
La montagne du Djebel-Adrar
Le plateau du TASSILI (TASSILI = PLATEAU)
AïN AGHBALU, etc.

Avec une prononciation kabyle GER/DJER, on a aussi la racine du mot DJURDJURA qui symbolise peut-être un endroit où l'eau abonde.

On a donc la désigniation de grandes masses d'eaux en berbère :
N-GER
N-IL(S).