awras wrote:
Le deuxième volet de ce thème sera consacré à "la dispersion de la langue berbère en Algérie : Les raisons de sa progression ou de sa régression face à la langue arabe, en 1910-1911".

On verra les analyses et la répartition de la tamazight dans les régions suivantes : Guelma, Aïn-Beida, Meskiana, Sedrata, Souk Ahras, Tebessa, etc.


Enquête sur la dispersion de la tamazight

Au lieu d’échelonner ce volet relatif à la « Dispersion de la tamazight en Dz » sur plusieurs périodes et plusieurs messages correspondants à chacune des régions précitées, j’ai opté, par principe d’efficience, pour la mise en enligne du livre en entier. Ainsi on peut se référer facilement, par une simple consultation de l’index, aux régions et aux communes algériennes concernées.

D’ailleurs, pour les régions précédentes ainsi que pour le reste des communes berbérophones auressiennes (Aurès, Khenchela, Oum El-Bouaghi, Belezma, Aïn Touta, Aïn El-Ksar, Morsott, Barika, Oued Cherf, Sefia, Sedrata, Ain M’lila, etc. ), voyez le "Département de Constantine ", aux pages :
- 12 sq. pour les analyses des Officiers d'Affaires Indigènes.
- 50 sq. pour les analyses des Administrateurs. Ce sont ces dernières analyses que personnellement je trouve plus "à jour", plus détaillées et plus pertinentes aussi.
- 94 sq. pour les statistiques.
- 134 sq. pour les tableaux comparatifs.

Bref, plusieurs messages de ce thème ont déjà fait allusion à la situation linguistique dans certaines régions berbérophones de 1910. Citons entre autres ces trois échantillons représentatifs de cette étude : Barika, Guergour et le message sur les Dialectes berbères de la frontière Algéro-Marocaine. En outre, ci-joint un extrait résumant le but, l’intérêt et la méthode utilisée lors de cette enquête:

« Il y a trois ans, M. le Gouverneur Général a prescrit d'ouvrir une enquête dans le but de fixer, aussi exactement que possible, les superficies sur lesquelles est parlée la langue berbère. Il était demandé aux Administrateurs des Communes mixtes, d'une part, et de l'autre, aux Officiers d'Affaires Indigènes, de vouloir bien établir pour chacune de leurs circonscriptions un relevé des tribus, douars, ksour, fractions et au besoin sous fractions, en indiquant la langue usitée dans chacune de ces divisions administratives et en notant dans quelle proportion le berbère y était encore parlé.
L'intérêt scientifique de cette enquête est évident : ses résultats peuvent en effet apporter d'utiles documents à la question si difficile des frontières linguistiques. D'un point de vue purement pratique, il n'est pas moins important de savoir si le berbère recule, et dans quelle proportion, car c'est là un fait dont l'Administration doit tenir compte ; puisqu'il implique, chez le peuple qui abandonne sa langue, une évolution profonde et à conséquences lointaines. »


Réf & URL :

- E. Doutté & E. F.Gautier, Enquête sur la dispersion de la langue berbère en Algérie, Alger, 1913.

Bonne lecture.