Je comprend que les Kabyles (les vrais) communiquent entre eux, je pense qu'ils ont en marre de justifier aux chleuhs du souss, moyen atlas, chawi et les autres membres de la communauté arabe de France, qu'ils sont berberes est qu'ils ont droit de rejeter ''leur identité arabe'' (le reproche habituel) comme les autres rejettent ''leur identité berbere'' et ce officielement,mais encore pire ces autres se donnent en plus le droit de s'ingerer dans l'identité berbere des Kabyles...
Pour faire un lien avec les associations a Montreal, je pense que beaucoup de nord africains ont passé par la France pour venir en Amerique du nord, et du coup ils viennent avec leur background et prejugés , donc ils preferent s'isoler des autres berberes (voire pour certains de tous les nord africains: arabes berberes, juifs...et ce n'est pas un reproche:D ), et former une association a pre-dominance kabyle.
Et aussi nous n'avons aucun pays qui nous reconnait pleinement... et donc les espaces ou l'on peut se rencontrer sont peu nombreux...nous avons pas de media tv en afrique du nord qui a servi a la promotion de la culture berbere sur une grande echelle...du fait nous avons été isolees en ilots berberes...et je pense que la politique panarabe avait et a cet objectif d'isoler les berberes, pour mieux les assimiler...d'ou les 30 min de berbere sur la chaine publique au Maroc, c'est symbolique!
L'exil pour les berberes a toujours representé une brisure de l'identité amazigh, est il ne suffit pas de traverser des oceans pour briser l'identité berbere, il suffit souvent de passer de la campagne aux villes marocaines.... alors le seul repere pour ces ''egaré(e) berberes'' est le lieu d'origine premier, sa region natale, ou il pense rencontrer des gens avec le meme parcours, la meme comprehension face à l'identité et ainsi de suite (et on se trompe lorsqu'on idealise un peu trop).... d'ou le regionalisme virtuel.
Mais rassures toi, plusieurs associations essaient de diversifier les soirees qu'elles organisent, et ce faisant on realise la richesse de notre patrimoine berbere, et on en sort gagnant.